Ingénieur·e de recherche en acoustique sous-marine ou traitement du signal

L’École navale constitue, pour la France, la grande école militaire de la mer. Située dans un cadre exceptionnel de 110 hectares sur la presqu’île de Crozon, bordée par la rade de Brest au Nord et la baie de Douarnenez au Sud, elle est l’institution de formation des officiers de la Marine nationale. Ce véritable creuset de l’excellence maritime forme des officiers de tous horizons, des marins d’État relevant de certaines spécialités, ainsi que des étudiants en master et doctorat. Sous statut d’établissement public sous tutelle du ministère des Armées depuis 2017, elle assure ainsi des missions d’enseignement supérieur et de recherche, forte de son institut de recherches et d’études navales, au profit d’environ 2 .000 élèves par an, soutenus par une équipe dynamique de 400 personnels permanents (militaires, enseignants, enseignants-chercheurs, administratifs et techniques).

SUJET DE RECHERCHE :

Analyse et exploitation de données DAS pour la détection d’évènements acoustiques

Les câbles sous-marins sont utilisés traditionnellement pour les télécommunications ou le transport d’énergie. Cependant, une nouvelle application potentielle de surveillance émerge depuis quelques années. En effet, les fibres optiques qui les constituent s’avèrent sensibles aux fluctuations du milieu océanique (température, pression…) provoquant une élongation locale de la fibre. Les mesures acoustiques distribuées par fibre optique, encore appelées DAS (Distributed Acoustic Sensing), utilisent ce principe: un interrogateur DAS émet un signal optique à l’entrée d’une fibre, celui-ci est rétrodiffusé par les impuretés naturellement présentes dans la fibre. Lors d’une perturbation acoustique, l’élongation de la fibre entraine un déplacement de ces diffuseurs, ce qui se traduit par une variation du signal rétrodiffusé, analysée alors par l’interrogateur. Les fibres sont donc assimilables à des capteurs d’opportunité de grandes dimensions (plusieurs dizaines de kilomètres) et d’une densité inédite (un capteur virtuel tous les quelques mètres) permettant de détecter et de suivre des évènements [1-4]: séismes, mammifères marins, navires… Si les portées de détection des capteurs acoustiques usuels (hydrophones) sont connues, des études scientifiques doivent être menées afin de spécifier celles des systèmes DAS.

L’Institut de Recherche et d’Études navales (IRENAV), en partenariat avec le Shom, s’intéresse ainsi au potentiel des câbles sous-marins à fibres optiques pour la détection passive et participe au projet de recherche Fiberscope. Des campagnes de mesures en bassin et en mer ont été réalisées afin d’étudier ce potentiel de détection.

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