Femmes en tête 2026

Comme chaque année, le Collège des Sociétés Savantes mets à l’honneur des portraits de femmes remarquables du monde de la recherche. Cette année, on retrouve 2 acousticiennes dans cette sélections, toutes 2 membres de la SFA, Catherine Potel et Charlotte Curé.

Catherine Potel est Professeur des Universités au Laboratoire d’Acoustique de l’Université du Mans où elle travaille en Evaluation et Contrôle Non Destructifs (END/CND) par ultrasons de matériaux complexes.
Après un parcours d’ingénieure, sa rencontre avec le monde de la recherche à l’Université de Technologie de Compiègne a été déterminante : elle y découvre l’acoustique et s’oriente vers l’étude de la propagation dans les solides anisotropes.

Ses travaux ont notamment conduit au développement d’outils de modélisation transférés vers l’industrie et à des avancées dans la compréhension de la propagation acoustique dans des milieux complexes. Très impliquée dans la diffusion des connaissances et la vie de la communauté scientifique, elle contribue également à la formation des étudiants, notamment en tant que responsable de la licence d’acoustique et à travers la création d’un nouveau parcours « acoustique et musique ».

Son message aux jeunes filles est clair : toutes les carrières scientifiques leur sont ouvertes, et les sciences, comme l’acoustique, ont besoin de leur curiosité et de leur talent.

Toute l’interview est a retrouver ici

Charlotte Curé est Chercheuse en Bioacoustique, Directrice de recherche au Cerema-UMRAE. Elle s’est spécialisée dans l’étude des sons produits par les cétacés. Elle cherche à comprendre l’importance de l’utilisation des sons chez les baleines et les dauphins, évalue l’impact de la pollution sonore sur leur comportement pour proposer ensuite des solutions de réduction d’impact du bruit.

Très engagée dans la diffusion des connaissances, elle intervient régulièrement dans les médias, les établissements scolaires et lors d’événements scientifiques afin de sensibiliser aux enjeux de la bioacoustique et de la préservation des océans. Elle souligne également l’importance de la visibilité des femmes scientifiques pour encourager les jeunes générations à s’engager dans les carrières scientifiques.

 » La science n’est pas réservée à un profil particulier. D’ailleurs, pour progresser et s’enrichir, la science a profondément besoin de diversité – de genres, de cultures, de sensibilités. C’est à travers des parcours variés, des sensibilités différentes, et des histoires différentes que viennent les idées nouvelles. »

Toute l’interview est à retrouver ici